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Sourate 9 –At-Tawbah : Le Repentir.

 

                D’après El Bokhari, la sourate 9 est la dernière qui a été révélée à Mohammed peu de temps avant sa mort.

Elle résume donc sa vraie doctrine. Elle peut être dite le point culminant de l’Islam. Cfr. Le Commentaire du Coran de

Djilaleïn, p. 97 – Maracci, Refutatio Alcorani, p. 306

 

                Les dhimmis : « Les dhimmis sont les peuples soumis à la puissance mahométane, volontairement, par

capitulation, ou par force, et qui, refusant d’embrasser l’islamisme sont condamnés à un tribut individuel qui leur est

imposé comme rachat de l’esclavage ou de la mort qu’ils ont encourue par leur infidélité.

                « Ils doivent jouir au même degré que les musulmans du bénéfice des lois civiles qui garantissent la sûreté

des personnes et des propriétés.

                « Cependant dans l’ordre social, ils sont inférieurs, ils ne peuvent revêtir le même costume que les infidèles,

ne peuvent porter des armes, aller à cheval ; ils doivent céder le pas aux musulmans.

                « Les idolâtres et les apostats ne peuvent être soumis à payer la capitation ; ils n’ont le choix qu’entre la

conversion à la foi musulmane ou l’extermination ; leurs femmes et leurs enfants sont réduits en esclavage. »

(textes tirés de : Le christianisme en Afrique, chapitre : Disparition des chrétientés indigènes, p. 248)

 

                Pourquoi insister sur cette sourate 9 et ce verset 5 dit du sabre ? En raison des « Frères musulmans » qui

ont une lecture fondamentaliste du Coran.

 

                Les Frères musulmans. Ce mouvement a été créé en 1928 par Hassan al Banna (1906-1928) qui est

l’inspirateur de l’U.O.I.F. Leur but est de gouverner selon la loi divine. « Le Coran est notre Constitution. Il régit

notre vie. » (Le Parisien 12.02.03)

 

                Donc application de la sourate 9, verset 5 cité ci-dessus.

 

                Dans son ouvrage : L’Abrogeant et l’Abrogé, Ibn Khazima déclare à propos de ce verset : « Dès l’origine, on

a donné ce nom à ce verset, et tous les auteurs disent qu’il ordonne de combattre les idolâtres. Il abroge 113 passages

du Coran, et même 114, d’après Ibn Hazm. » La théorie de l’Abrogeant et de l’Abrogé est donc une doctrine qui fait

autorité dans l’exégèse du Coran. Il n’est pas permis de la méconnaître.

Christianisme en A F N, p. 253. Ce qui suit est extrait du même ouvrage.

                Nouvelle école. (Nous sommes au début du 19° siècle.)

                « Une Ecole est aujourd’hui en train de se fonder, sous l’impulsion de quelques lettrés musulmans, pour

édulcorer la doctrine du Coran, si contraire à la raison, à la nature de Dieu  (…) et surtout dans les milieux qui se

vantent de n’avoir aucune religion.

                « Ce mouvement, parti d’Egypte, a eu à sa tête le Cheikh Mohamed ABDOU, grand mufti, qui, pour

appuyer sa campagne, a composé un traité de théologie : Risaltat et Touhib ou traité de la Croyance à l’Unité de Dieu.

Pour lui, le fameux verset du sabre n’a pour but que de mettre les musulmans sur la défensive à l’égard des Persans et

des Romains !

                « M. Béchir Sfar est sans doute de son Ecole, en Tunisie, comme M. Kamal Mohamed ben Mostafa l’est en

Algérie. Ce dernier, professeur à la mosquée Safir d’Alger, a publié en 1902, sous le patronage du Gouvernement

général, un opuscule intitulé :

La tolérance religieuse de l’ Islamisme.

Sa thèse, on le devine, est celle-ci : L’Islam est la plus tolérante des religions. Il insiste avec complaisance sur le

«  Pas de contrainte en religion. » (de la sourate 2, v. 256, p. 7)

Mais il ne remarque pas qu’il est ainsi obligé de renier tout le passé de l’Islam, ainsi que la théorie admise

universellement par ses coreligionnaires, des versets abrogeants et des versets abrogés, et d’accepter le contre-sens

historique du Cheikh Abdou qu’il appelle le derniers des imans, l’homme remarquable par ses mérites, le savant des

savants de l’univers entier (p. 32), en appliquant à l’état de défensive contre les Persans et les Romains la ruée contre

les infidèles, préconisée par le verset du Sabre. Cfr. Egalement un ouvrage fait en collaboration par trois auteurs et

portant ce titre : L’Esprit libéral du Coran, Leroux, 1905)

Que ces Messieurs édulcorent tant qu’ils voudront le Coran, c’est bien ! mais qu’ils ne prétendent pas nous le présenter

tel que Mahomet l’a donné à ses Ansar, tel qu’il a été appliqué pendant dix siècles contre l’Europe chrétienne, et tel

qu’il l’était naguère encore à l’égard des populations du Soudan et de l’Afrique Equatoriale. (Au Soudan, les chrétiens,

à ce jour, continuent d’être persécutés.) »

                Si vous croyez que je me trompe, je vous invite à lire la note de la page 64 concernant la sourate 2, v. 190 et

S. 9, 36 : Le Saint Quour’ân, arabe-français par Cheikh Boumeira Abdou Daouda. Ed. Essalam.

 

Pour confirmer :

En 1980, la conférence islamique réunie à Lahore, au Pakistan, avait décidé : « Les pays islamiques doivent prendre les

mesures nécessaires pour écraser les peuples chrétiens du Proche-Orient…et les convertir à l’Islam avant la fin du

siècle…Ces mesures devront débuter au Liban…La Syrie et l’O.L.P. devront y employer le terrorisme contre les

chrétiens. »

(Le Cep N°17)