P E C H E O R
I G I N E L.
"
Voilà pourquoi, de même que par un seul homme, le
péché est entré dans le monde et par le péché, la mort, et qu'ainsi
la mort a passé à tous les hommes parce que tous ont
péché." (Rom, 5, 12)
La mission de Jésus était avant tout de sauver tous les hommes
et de les racheter en soldant leurs dettes.
Et
quelles dettes ! Seul, Jésus, Dieu fait homme, était capable de satisfaire
pleinement à la justice divine pour l'injure
que les hommes avaient faite à la souveraine Majesté par le péché originel.
Devenus les esclaves du démon, Adam et
Eve étaient damnés pour l'éternité, eux et leur descendance. Le péché avait
fermé les portes du ciel que Jésus, en tant
que Fils de Dieu et Dieu lui-même a pu rouvrir en venant sur cette terre.
(Symbolisé par le coup de lance lui ayant
ouvert le côté lors de la crucifixion.)
Ceci mérite un développement car il est primordial de bien
comprendre le décret divin.
Le premier homme avait péché en désirant la science, sans
vouloir rester sous la lumière de Dieu, ainsi qu’il
ressort
des mots du serpent qui lui promit la science du bien et du mal.
Dieu, offensé, aurait pu abandonner l’humanité à son triste sort
de damnation. Ce n’eût été que justice.
Mais
cette solution n’aurait paru ni assez miséricordieuse, ni surtout assez
glorieuse pour Dieu, la création de
l’homme,
‘le chef d’œuvre’ des mains divines, semblant aboutir, en somme à un échec.
Dieu décida donc qu’il sauverait l’homme.
Mais
comment ?
Le Très-Haut, infiniment bon, aurait pu réhabiliter l’humanité
en pardonnant tout simplement son péché.
Mais ce
pardon eût été vraiment trop facile pour nous et trop peu majestueux pour Dieu.
Dieu aurait pu exiger que les hommes accomplissent des actes de
réparation en considération desquels Il
aurait
pardonné. Mais les actes de ce « microbe révolté » n’ayant par eux-mêmes aucune
valeur, Dieu se serait en
somme
résolu d’une autre façon à accorder un pardon sans condition.
L’Infinie Majesté, dans sa merveilleuse sagesse, décréta une
mesure vraiment sublime de libéralité et de
bonté,
qui lui permettait à la fois de sauver l’homme, de sauvegarder les droits de
justice et d’obtenir en outre une
glorification parfaite de la part de la Création qui atteindrait totalement le
but pour lequel elle avait été faite.
Dieu décréta que le « Fils », deuxième personne de la Très
Sainte Trinité, deviendrait prêtre.
C’est-à-dire que le Verbe, Fils de Dieu, s’abaisserait à la
condition humaine, pour accomplir comme homme
représentant toute sa race, un acte sacerdotal en l’honneur de la Très Sainte
Trinité, par lequel, d’une part, Dieu serait
souverainement loué, glorifié et remercié, et, d’autre part, l’humanité paierait
sa dette et serait rachetée.
Ce plan s’accomplit sur l’ordre du Père avec l’aide du
Saint-Esprit « ex voluntate Patris, cooperante Spiritu
Sancto »
comme l’affirme la liturgie de la messe tridentine. (celle que Satan et Luther
n’aiment pas).
Ainsi Dieu va pouvoir, selon ses desseins éternels, tirer de la
création la plus grande gloire possible, grâce
au
décret par lequel il décide de constituer Jésus-Christ, Homme-Dieu, son Prêtre
officiel. C’est pourquoi Jésus
peut
dire :
« Car
sans Moi, vous ne pouvez rien faire. » Jean 15, 5.
"
De même en effet, que par la désobéissance d'un seul
homme, tous ont été constitués pécheurs, de même, par
l'obéissance d'un seul, Jésus-Christ, tous seront
constitués justes. " (Rom. 5, 20)
"
Il y a un seul Dieu et aussi un seul
"Médiateur" entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme qui s'est donné lui-
même en rançon pour nous." (1Timothée
2, 5-6) (1 Cor. 15, 22). Jésus est « Médiateur »
parce qu’il est à la fois
homme et Dieu.
Nous avons déjà étudié dans le Coran la place prééminente de
Jésus. Le Coran affirme que Jésus est "pur" :
«
Zacharie, Jean, Jésus, Elie, étaient tous au
nombre des justes. » (S. 6, 85)
"
Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils
verront Dieu.! " (Matthieu. 5, 8)
S'adressant à Marie, l'Ange déclare :
"
Je suis le Messager de ton Seigneur pour te
donner un garçon pur."
(S. 19, 19)
"
Pur " sans tache, impeccable, explique
l'exégète Razi, Jésus a grandi dans la pureté, l'intégrité et la sainteté.
Ceci est confirmé par l'Evangile quand Jésus lance cette phrase
:
"
Qui de vous me convaincra de péché ? " (Jean 8,
46)
«
Lui qui n’a pas commis de péché et dont les lèvres
n’ont point connu le mensonge.» 1° épître de St Pierre. 2, 22.
Qu'en est-il de
Muhammad ?
Laissons parler le Coran :
"
Ne crains point de te rendre coupable en usant de
tes droits " (S. 33, 50)
"
Que Dieu te pardonne tes péchés anciens et récents,
qu'il achève son bienfait à ton égard et qu'il te dirige dans le
droit chemin." (S. 48, 2)
«
Je ne suis qu’un simple mortel semblable à vous.
» (S. 41, 6 – 18, 110)
Fin des
prières rituelles (‘salawat’) : « O Seigneur, pardonne et donne la paix à
Muhammad…»
Pourquoi
faut-il donc prier pour Muhammad, qui est ‘rasul’ ou apôtre et non ‘nabi’
prophète ? Par définition, le
prophète
proclame les commandements divins et annonce l’avenir. Or Muhammad n’a rien
annoncé !