MUSULMANS ET TEMPLIERS

Dans son livre Les Mystères de la Franc-maçonnerie, p. 773, cité par Mgr Léon
Meurin, La Franc-maçonnerie, Editions Delacroix p. 160-175, Léo Taxil fait
remonter la démoralisation des Templiers à leurs rapports avec les musulmans, et
notamment avec les Ismaéliens qui formaient une société secrète mahométane,
professant le manichéisme dans ses mystères. Ils rendaient un culte caché à une
idole nommée BAPHOMET, « image satanique du naturalisme » et faisant
revivre les turpitudes des manichéens. Le mot
Baphomet
vient du grec Baphé,
immersion et métis, sagesse. Il signifie donc Baptême de la Sagesse.
Pour Epiphanus, p. 118, ce mot doit être lu à l’envers et il se compose de trois
abréviations :
[« Tem –
Ohp – Ab » qui signifient : Templi omnium hominum pacis abbas = le père [abbas]
du temple de la paix
universelle entre les hommes. »
En fait : Ab = Abbas (à l’envers BA) ; Ohp = omnium hominum
pacis (à l’envers PHO) ; Tem = Templi (à
l’envers
MET). ]
M.
de Hammer a découvert une douzaine de ces Têtes de Baphomet, comme on les
nommait, et a déchiffré les
inscriptions arabes, grecques ou latines qu’elles portent, ainsi que les
symboles dont elles sont chargées. La métis,
Sagesse,
est représentée sur ces idoles, conformément aux idées des Gnostiques, et
particulièrement à celles des Ophites,
sous une
figure humaine réunissant les attributs des deux sexes. Elle est accompagnée de
la fameuse et immonde lettre
Tau (le
phallus que les Egyptiens appelaient La Clef de la Vie et du Nil), du serpent,
de la représentation du baptême
du Feu,
et en outre des symboles maçonniques, tels que le soleil, la lune, l’étoile
flamboyante, le tablier, la chaîne des
éons, la
loupe dentelée des francs-maçons, le chandelier à sept branches…Ces symboles,
ces hiéroglyphes, ces
inscriptions se retrouvent sur les châteaux, les églises et les tombeaux des
Templiers.
« On a
fait un crime aux Chevaliers du Temple, explique l’Orateur au récipiendaire du
29° degré, grade du Grand
Ecossais
de Saint-André d’Ecosse, d’avoir honoré ce symbole dans leurs réunions
mystérieuses. Quel mal y a-t-il donc à
cela ? »
Eh bien, demandons-le à Eliphas Levi, alias Frère Constant dans son Dogme et
Rituel de la Haute Magie :
« Disons hardiment et hautement que tous les initiés aux sciences occultes ont
adoré, adorent encore et adorent
toujours ce qui est signifié par ce symbole. Oui, les grands Maîtres de l’Ordre
des Templiers adoraient le Baphomet et le
faisaient adorer à leurs initiés ; oui, il a existé et il peut exister encore
des assemblées présidées par cette figure, assise
sur un trône avec sa torche ardente entre les cornes. Seulement, les adorateurs
de ce signe ne pensent pas, comme nous, q
ue
ce soit la représentation du diable, mais bien celle du dieu Pan, (le Grand
Tout), le dieu de nos écoles de philosophie
moderne, le dieu des théurgistes de l’école d’Alexandrie et des mystiques
néoplatoniciennes de nos jours, le dieu de
Spinoza et de Platon, le dieu des écoles gnostiques primitives, le Christ même
du sacerdoce dissident. »
La vérité est que le Baphomet est tout à la fois une figure
panthéiste du grand Tout et la représentation de Lucifer.
A cette figure symbolique du Baphomet, les francs-maçons ont
substitué la Rose-Croix.
« Les francs-maçons du Rite Palladique se proclament les
héritiers directs des Templiers. Leurs trois
premiers
degrés d’initiation sont empruntés au Rite moderne d’adoption et ils ont deux
grades spéciaux.
«
Ils affirment que lors du procès intenté à Jacques de Molay et à ses complices,
un certain nombre de Templiers
réussirent à sauver la monstrueuse idole dite le Baphomet, la transportèrent en
Ecosse, et là, continuèrent leurs
pratiques secrètes. Les Templiers, disent-ils, changèrent de nom pour échapper
aux persécutions, et devinrent les Rosi-
Crucians (ou Rose-Croix). En 1717, une fusion eut lieu entre les dernières
conférences des maçons constructeurs et les
Rose-Croix. Anderson, Payne, Desaguliers, fils d’un pasteur protestant réfugié
en Angleterre à la suite de la
révocation de l’édit de Nantes, s’introduisent dans l’ancienne franc-maçonnerie,
qui était un simple compagnonnage, et
la
transformèrent en Société secrète d’anti-catholiques
conspirateurs. C’est en effet de cette époque que date la
véritable franc-maçonnerie militante.
Les Templiers ont été en contact avec l’Ordre des Assassins dont
le chef avait pour surnom le Vieux de la
Montagne. Ils ont trahi les Croisés en livrant les projets des princes
chrétiens au Soudan de Babylone.
Terminons en citant l’Abbé Barruel :
« Oui
toute votre école et toutes vos loges sont venues des Templiers. Après
l’extinction de leur Ordre, un certain
nombre
de Chevaliers coupables, échappés à la proscription, se réunissent pour la
conservation de leurs affreux
mystères. A tout le code de leur impiété, ils ajoutent le vœu de se venger des
Rois et des Pontifes qui ont détruit leur
Ordre,
et de toute la religion qui anathématise leurs dogmes. Ils se font des adeptes
qui transmettent de génération en
génération les mêmes mystères d’iniquité, les mêmes serments,
la même haine et du Dieu des chrétiens et des Rois
et des
prêtres. Ces mystères arrivent jusqu’à vous,
et vous en perpétuez l’impiété, les vœux et les serments : voilà votre
religion
(…) Les Chevaliers Aumont et Harris le frère Pierre de Boulogne apportèrent les
modifications nécessaires. La
première condition d’existence était le secret. »