M O Ï S E, RASSOUL.
« C’est à MOÏSE que
Dieu a parlé clairement. »
S. 4, 164 et S. 7, 144 :
« O Moïse ! je t’ai
choisi de préférence à tous les hommes pour que tu transmettes mes messages et
ma Parole.»
Moïse,
- et non Abraham – est le grand chef religieux d’Israël, parce que, le premier
et le seul, il a été le confident de
Dieu qui lui a révélé son NOM, a
fait de lui le dépositaire de sa Loi, des tables de la Loi, du Coran hébreu, le
premier
Coran, le seul original, le
Qor’ân majîdum, l’Ecriture sacrée (c’est-à-dire la Torah traduite en arabe,
livre disparu) dont
le prédicateur s’inspire sans
cesse.
« Par le mont Sinaï,
par le livre écrit, sur un rouleau déployé, par le Temple visité…» (S.
52, 1-4)
Le Sinaï est la Montagne Sainte
par excellence. Cf. Isaïe, 24, 23 – Ez., 17, 23 – Zach, 8, 3 – Ps., 2, 6..
Le «
rouleau déployé », c’est le rouleau de parchemin sur lequel est écrite la
Torah.
Le Temple visité ou fréquenté, il
s’agit évidemment du Temple de Jérusalem. On pense naturellement à ce
passage de l’Exode, 25, 8 :
« Fais-moi un
sanctuaire, que je puisse résider parmi vous. » cf. Deut., 16, 16 –
Psaume, 122, 4.- Ps., 42, 5.)
Confirmons : S. 79, 16 :
« Est-ce que
t’est parvenue l’histoire de Moïse quand son Seigneur l’appela dans le Val
Sacré, par deux fois :
TOWA. »
Towâ signifie : deux fois. N’est-il pas dit en effet dans l’Exode que le
Seigneur avait appelé Moïse
deux fois ? « Yahweh
vit (Moïse) s’avancer pour mieux voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson :
‘Moïse, Moïse
!’ » (Exode, 3, 4-5).
Coran, 20, 12
« O Moïse, je suis en
vérité ton Seigneur ? Ote tes sandales. Tu es dans la Vallée sacrée de Towâ. »
Exode, 3,4
« N’approche pas d’ici.
Ote tes sandales de tes pieds. Car ce lieu que tu foules est une terre sainte. »
En vérité, tu es dans la Vallée – non pas de la
Towâ, mais des deux appels : Moïse, Moïse !
« Garde tes pieds quand
tu vas dans la maison du Seigneur.» (Ecclés. 4, 17)
Ayons toujours en mémoire ce Coran Hébreu,
traduction en arabe de la Torah et alors nous serons au cœur du
Coran. Dans la sourate 37, 3 :
« Par ceux qui récitent le Coran. », nous
pensons à Deutéronome, 23, 2: « Yahweh est venu du
Sinaï, il s’est levé
pour eux de Séïr, il
a resplendi de la montagne de Pharan. » Ce sont eux qui récitèrent à
Moïse le Coran hébreu.
« Nous avons donné le
livre à Moïse. Ne doute point qu’il ait eu une entrevue avec le Seigneur. Nous
avons fait de ce
livre la direction
des enfants d’Israël.» (S. 32, 23). (cf. S. 6, 90 : « Suis
donc leur guidée. »
Alors maintenant, on comprend
mieux la nuit obscure, la nuit de la révélation. S. 97, 1-3 :
« Nous l’avons fait
descendre durant la nuit de la Destinée, / Qu’est-ce qui t’apprendra ce qu’est
la nuit de la
Destinée ? / La Nuit
de la Destinée vaut mieux que mille nuits.»
Cette nuit solennelle, cette nuit
inoubliable, c’est la nuit où Dieu révéla à Moïse une Direction et un code
de vie pour l’humanité. « Nous
l’avons fait descendre » (anzala,
révéler en une seule fois, par opposition à nazalla,
révéler fragment par fragment.). Remarquons la
précision du texte : Nous l’avons révélée et non pas nous te l’avons
révélée. Lisez Exode, 3, 4-6 - 19, 3-18.
Yahweh fit descendre sur le Mont
Sinaï les tables de la Loi pour Moïse qui les descendit à son tour au
peuple stationné au pied de la montagne. C’est
dans cette nuit célèbre, au milieu des éclairs et sur une montagne
obscurcie par une épaisse fumée, que Yahweh révéla
la loi à son serviteur Moïse.
« Pourquoi la Loi », dit Saint Paul. «
Elle a été ajoutée à cause des transgressions jusqu’à
ce que vint la descendance à
qui la promesse avait
été faite. Elle a été promulguée par les anges, par l’entremise d’un médiateur.
» (Actes des apôtres, 7, 53).
Ecoutons encore Saint Paul nous
parler de Moïse :
« C’est par la foi que
Moïse, devenu grand, renonça à être le fils de la fille du Pharaon ; choisissant
plutôt d’être
persécuté avec le peuple
de Dieu que de profiter des plaisirs des péchés dans le temps. » (Héb.,
11, 25) Ce choix qui fut
un abaissement de Moïse, pour le salut de son
peuple, nous annonce l’abaissement de Notre Seigneur Jésus-Christ
pour notre salut.
« Etant de condition
divine, il ne retint pas avidement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il se
dépouilla lui-même en
prenant la condition
d’esclave, se faisant semblable aux hommes.» (Epître aux Philippiens. 2,
6-7)
MOÏSE est le premier MESSAGER, le
premier RASSOUL, de l’histoire de l’humanité choisi par Dieu. «
Et
maintenant, va, je
t’envoie (toi, Moïse) auprès du Pharaon pour faire sortir mon peuple. »
Exode. 3, 7-10 - S. 44, 16.
Si Abraham est
le père d’une multitude, Moïse tient la tête de la longue lignée des envoyés de
Dieu pour
conduire son peuple dans le
royaume d’Israël, qui préfigure la patrie du Ciel : ce sont en particulier les
prophètes et un
jour, le Fils de Dieu lui-même
dira à ses apôtres :
« Comme mon Père m’a
envoyé, je vous envoie.» (Jean, 20, 21)
Que conclure : Il se pourrait fort
bien que la profession de foi arabe soit originellement :
Il n’y a qu’un seul Dieu et le Béni (= Moïse) est
son apôtre.- « Israël crut à Yahweh et à Moïse son
serviteur. »
Ex. 14, 31 - le ‘béni’ étant devenu plus tard «
Muhammad ».
En introduction au chapitre
suivant : Muhammad et les chrétiens, rappelons un point commun de doctrine
entre juifs et musulmans. Les deux religions
reconnaissent l’unicité de Dieu. Les juifs fidèles à leur tradition sont
ancrés dans l’adoration de leur Dieu unique. Mais
il existe d’autres Juifs qui repoussent l’essentiel de leur religion : ce
sont les chrétiens. Ils acceptent le Dieu de Moïse
mais ils lui donnent un fils ! Les chrétiens sont des juifs qui
s’opposent aux autres juifs. Le christianisme est
une malversation du judaïsme.
« Louange à Dieu
(Yahweh) qui a fait descendre sur son serviteur (Moïse) l’Ecriture et n’y mit
point de
tortuosité, mais
la fit droite pour avertir d’une calamité sévère venant de Lui et annoncer aux
croyants (les fils
d’Israël) qui
accomplissent les œuvres pies, qu’ils auront une belle récompense… pour avertir
ceux qui disent (les
chrétiens) que
Dieu (Yahweh) a pris un fils. » S. 18, 1-4
« Nous avons donné
l’Ecriture à Moïse. » (S. 41, 45) mais les chrétiens en déclarant Fils de
Dieu, Jésus fils de
Marie, se sont mis en opposition avec elle. Et
cependant, il n’y a sur ce sujet aucune discussion possible. Yahweh
a déclaré depuis longtemps qu’il était le seul
Dieu, les Ecritures le prouvent. (S. 45, 16.)
La Bible parle d’un Dieu Unique quoi que l’on
trouve en prémisses le mystère de la Sainte Trinité, exemple
l’apparition de trois hommes à Abraham à Mambré.
Gen. 18. (En opposition, S. 3, 67 : « Abraham
n’était
pas au nombre des
associateurs. »
Souvenez-vous de ce que disait le grand
théologien, St Augustin, évêque d’Annaba, commentant ce chapitre 18
de la Genèse :
« Le Seigneur apparut un
jour à Abraham en la vallée de Mambré. Abraham ayant levé les yeux, trois hommes
parurent
près de lui. ..Et il se
prosterna en terre et dit : Seigneur, si j’ai trouvé grâce devant tes yeux, ne
passe pas la maison de
ton serviteur. »
En méditant ces paroles, St Augustin s’écrie :
« Il en a vu trois,
et ne les nomme pas Seigneurs (au pluriel) mais Seigneur au singulier parce que
la Trinité est bien de
trois personnes, mais
il n’y a qu’un seul Seigneur Dieu. » (Contra Maximum, III, c. XXVI)
