MUHAMMAD, mo‘allamun?
«
Ach-hadou ane laa ilaaha illai-laah »
(J’atteste qu’il n’y a pas de divinité si ce n’est Allah) (la se traduit par :
non,
donc Rien en dehors d’Allah !)
«
oua ach-hadou anna mouhammadane raçouloui-laah.
» (et j’atteste que Muhammad est l’Envoyé de Allah.)
Telle est l’attestation de foi
musulmane. (chahada).
Un mot sur le nom même
de Muhammad. (Pour plus de précision, se reporter au T. 2, de l’Islam p. 118 –
voir
bibliographie). Ce nom
propre est tiré d’un participe passé qui se forme d’après la racine HMD – Or,
HMD n’est
que la transcription
arabe de la racine juive identique HMD qui signifie désirer, d’où dérive le
substantif
signifiant richesse,
splendeur. Nous rencontrons cette même racine faisant fonction d’épithète chez
Isaïe (2, 16)
avec le sens de
précieux (ornements), et chez Jérémie, (3, 19) avec le sens d’excellent. C’est
pourquoi,
la sourate
33,
v. 40, devrait être traduite ainsi :
Il
n’y a pas eu, à avoir été excellent (ou enrichi) le père d’un seul de vos mâles,
mais seulement un apôtre de Dieu et
sceau des prophètes. - Le sceau des prophètes étant Moïse, en référence à la
Torah, car :
«
C’est à Moïse que Dieu a parlé clairement. »
(S. 4, 162) sur le Mont Sinaï. Justement, toi, Muhammad, tu n’étais ni
« sur
le versant occidental » ni « sur le flanc du
Mont. » (Sinaï) « Tu n’habitais pas parmi les
gens de Madian. » (S.
28, 43-48) Tu n’es que le porte-parole auprès des arabes, d’un instructeur
connaissant les livres sacrés :
« Nous leur avons
facilité cet enseignement par ta voix.» (S. 44, 58),
car tu n’es qu’un simple élève, un
mo‘allamun.
(S. 44, 14) « Il a
dit : Ce n’est qu’une magie apprise ! Ce n’est que la parole d’un mortel
» (S. 74, 24-25)
« Thomma tawallou ‘anho wa qälou mo‘allamun
majnoun: ensuite, ils se sont détournés de lui, et lui ont dit : ‘Il
a été
enseigné par
quelqu’un; il est possédé.» S. 44, 14 -. 16, 103 : «
un homme instruit Muhammad »
Ensuite, et c’est très
important, Mohammed a été marié en première noce à une femme juive, plus âgée
que lui,
KHADIDJA, femme avisée,
intelligente et fortunée. Elle lui a apporté la considération dans son
entourage. Car
ne l’oublions pas, dans
sa prime jeunesse, Muhammad était pauvre et orphelin.
«
N’étais-tu pas orphelin, et ne t’a-t-il pas
accueilli ? Il t’a trouvé égaré, et il t’a guidé, il t’a trouvé pauvre, et il
t’a
enrichi. » (S. 93, 6-8)
«
N’avons-nous pas élevé haut ton nom ? A côté du
bonheur est l’adversité ; à côté de l’infortune est le bonheur. »
(S. 94, 4-6)
Après la mort de Khadîdja, Muhammad se remarie. La sourate 33,
datée de 627 par les coranologues, nous
parle de ses femmes. Ces femmes doivent avoir un rôle privilégié dans la
communauté des croyants, puisque, si «
l’Apôtre est le père des Croyants, ses femmes sont
leurs mères.» (S. 33, 6) Sont-elles sages et fidèles ? S. 33, 30 :
«
O femmes de l’Apôtre ! celle parmi vous qui
perpètrera une turpitude avérée recevra un châtiment double deux fois.
Cela pour Allah, sera facile.» (autrement
dit, je vous ai ‘à l’œil’)
L’incartade amoureuse de Muhammad avec la femme de Zaïd est
utile à rappeler. Se reporter au texte,
S.
33, v. 37-38. Résumons :
-
Muhammad avait
un fils adoptif, nommé Zaïd. (les fils adoptifs sont de véritables fils, S. 33,
5 : Zaïd était
croyant, marié à une
croyante.- Muhammad ‘désirait’ cette femme.
-
Zaïd répudie sa femme.
-
Muhammad a-t-il
le droit d’épouser cette femme ? NON, dit la sourate 4, 26 et 23.
-
Et bien, cette loi va être abrogée pour permettre à Muhammad de pouvoir
épouser cette croyante. v. 36-37
La Sourate 24, v.11-16
nous rapporte l’épisode de la disparition de Aïcha (disparue pour satisfaire des
besoins
naturels) et son retour
auprès de Muhammad qui l’avait ‘oubliée’. Une ‘coterie hostile à Aïcha’ raconte
Blachère –«
où se trouvait le poète
Hassan, et Hamna sœur de Zaïnab, prit l’histoire à son compte. Aïcha se vit
abandonnée par
Muhammad. Une
révélation vint heureusement l’innocenter. »
Le HAREM de Muhammad.
Sourate 33, 50-52 :
«
O toi, le Prophète ! Nous avons déclaré licite pour
toi les épouses auxquelles tu as donné leur douaire, les captives
que Allah t’a destinées, les filles de ton oncle
paternel, les filles de ton oncle maternel, les filles de tes tantes
maternelles, - celles qui avaient émigré avec toi –
ainsi que toute femme croyante qui se serait donné au Prophète
pourvu que le Prophète ait voulu l’épouser. Ceci est
un privilège qui t’est accordé, à l’exclusion des autres croyants.»
«
Il n’y a pas de reproche à te faire si tu fais
attendre celle d’entre elles que tu voudras.» (S. 33, 51)
Pour
conclure, ça suffit ainsi !
«
Il ne t’est plus permis de changer d’épouses ni de
prendre d’autres femmes en dehors de tes esclaves, même si tu es
charmé par la beauté de certaines d’entre elles.
» (S. 33, 52)
«
Tu ne commettras point
d’adultère.»
(Deut. 5, 17) et Jésus d’ajouter :
«
Quiconque regarde une
femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle, dans son cœur.»
(Mt, 5, 27) -1 Thes. 4, 1-8
«
Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. »
(Mt 5, 8)