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J E S U S  DANS LE  C O R A N

 

JESUS, Yasû’ en arabe, Yachû’ en syriaque, Yechûa en hébreu, ‘Isa dans le Coran, est cité 93 fois dans le Coran.

C’est dire que Muhammad connaissait de longue date le judaïsme et le christianisme. (Chrétiens nestoriens :

Nestorius, 380-439, et monophysites : Eutychès, 378-439) A ses yeux, l’Islam n’est que la dernière des révélations

divines, les précédentes ayant été celles d’Abraham, de Moïse et de Jésus. Aussi parle-t-il du Seigneur avec

respect tout en refusant de voir en lui autre chose qu’un prophète. (S. 3, v. 49 et 59)

 

Bref rappel historique

 

An 33 de notre ère : Jésus meurt sur la croix. Confirmé par les Evangiles et le Saint Suaire.

(cherchez les sites Internet sur ce sujet)

313 : Edit de Milan. L'empereur Constantin établit la liberté de culte pour les chrétiens. Constantin avait eu une

vision du Christ avant la bataille du Pont MILVIUS en 312 contre Maxence.

496 : Clovis et 3000 de ses soldats sont baptisés à Reims dans la nuit de Noël. La France devient chrétienne.

632 : Mort de Muhammad.- 732 : Charles Martel bat les Arabes à Poitiers

 

Considération sur la dogmatique islamique

                Le Coran nie la DIVINITE de JESUS. (Coran 112, 1-4), comme ARIUS (arianisme) et le PECHE

ORIGINEL. (S. 2, 33-37), d’où l’absence d’un REDEMPTEUR.

                Nier la divinité de Jésus-Christ n’est pas le propre du Coran. Cette négation remonte aux premiers

gnostiques de l’ère chrétienne. Ces gnostiques soutenaient en matière dogmatique des doctrines qui aboutissaient à

supprimer Jésus, à nier sa divinité et son rôle rédempteur ; ils professaient sur le terrain de la conduite, sous couleur de

parfaite union à Dieu, le libertinisme, l’exemption des commandements divins.

                Cérinthe, contemporain de Saint Jean l’Evangéliste, résidant comme lui à Ephèse affirmait : « Jésus n’est

pas né d’une vierge (cela lui paraissait impossible), mais il était fils de Joseph et de Marie, semblable aux autres

hommes, bien qu’il les dépassât en justice, prudence et sagesse. Après le baptême, de cette souveraineté qui est au-

dessus de tout, descendit le Christ, en forme de colombe : c’est alors qu’il annonça le Père inconnu et accomplit des

miracles ; à la fin le Christ s’envola de Jésus et Jésus a souffert et est ressuscité, mais le Christ est demeuré impassible,

étant de nature spirituelle. »

                Arius, (280-336 ?) s’attaqua à la divinité de Jésus-Christ en soutenant que le Fils de Dieu n’est pas égal à

son Père en toutes choses, qu’il n’est qu’une créature de Dieu, très parfaite, semblable à Dieu mais non Dieu. C’est

pourquoi cette sourate 112 résume bien toute la problématique du Coran et prouve que Muhammad connaissait bien les

deux natures de Jésus, sa nature divine et sa nature humaine. (S. 7, 33) La sourate 109 est donc tout à fait logique.

Nous n’adorons pas le même Dieu.

« O vous, les incrédules ! Je n’adore pas ce que vous adorez ; vous n’adorez pas ce que j’adore.

Moi, je n’adore pas ce que vous adorez, vous, vous n’adorez pas ce que j’adore. »

Il est donc normal qu’Allah « n’aime pas les infidèles.» (S. 30, 45 –8, 17).

 

                Et bien sûr, dans le Coran, Jésus n’est pas mort crucifié sur la croix (hérésie des docètes du 2° siècle) - S. 4, 157 :

« Et parce qu’ils ont dit : ‘ Oui, nous avons tué le Messie, Jésus, Fils de Marie, le Prophète de Dieu’ alors qu’ils ne

l’ont tué ni crucifié, mais que son sosie a été substitué à leurs yeux. »

Mettons en parallèle le texte de St Matthieu rapportant comment les gardes furent soudoyés après la résurrection de

Jésus : « …Les anciens donnèrent une grosse somme d’argent aux soldats, en leur disant : ‘ Dites : Ses disciples sont

venus de nuit et l’ont dérobé pendant que nous dormions’». (Matthieu 28, 11-15)

Le SANHEDRIN était composé de soixante et onze membres répartis en trois chambres :

La chambre des prêtres – la chambre des scribes ou docteurs – la chambre des anciens.

Question ? Si Jésus n’était pas mort sur la croix et mis au tombeau, comment expliquer cette démarche des grands prêtres et des Pharisiens auprès de Pilate pour faire garder le tombeau pendant trois jours ? Mat.27, 62-66

 
 
OU  EST  LA  V E R I T E ? 

C’est ce que nous allons tenter de faire en nous appuyant sur le Coran et sur la Bible.

                Les musulmans croient que le Coran est la ‘Parole’ même de Dieu, révélée au cours de la «nuit du Décret. »

(S. 97, 1-4 ; 44, 1-4) au prophète Muhammad qui est le ‘Messager’ divin par excellence, l’organe de la révélation ultime

et définitive et qui a abrogé les révélations précédentes recueillies dans la Bible. Ce dogme est en contradiction

flagrante avec les textes bibliques et coraniques qui permettent d’établir que :

1°) Le Coran arabe (disparu sous Uthmân) est une adaptation libre d’une période de l’histoire de MOÏSE, d’où les

nombreuses références aux cinq premiers livres de la Bible. Le Coran actuel a été écrit d’après ce Coran arabe. « Nous

avons fait descendre ainsi un Coran arabe. » S. 20, 113.

 

2°) Le "Messager " divin par excellence, c'est MOÏSE.

« C’est à Moïse que Dieu a parlé clairement.  » (S. 4, 164 – S. 32, 23 - S. 25, 35) Moïse est cité 502 fois dans le Coran.

« Par cette Ecriture explicite, Nous l’avons révélée par une nuit bénie. » (S. 44, 1-3), « cette nuit bénie » se réfère à

Yahweh parlant à Moïse « dans une nuée épaisse. » (Exode 19, 9.) Il faut lire Exode ch. 19 et 20

« Interroge ceux qui lisent la Bible révélée avant toi de la part de ton Seigneur ». (Coran : 10, 94 - 3, 3)

Jésus, parlant de Moïse, dit :

« Si, en effet, vous croyiez Moïse, vous me croiriez, puisque c’est de moi (Jésus) qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas

ce qu’il a écrit, comment croirez-vous à ce que je vous dis ? » (Jean, 5, 46-47)

Confirmons une nouvelle fois : « Nous avons, en effet, donné à la famille d’Abraham le Livre et la Sagesse. » (S. 4, 54)

Jésus dit : «Abraham, votre père a désiré ardemment de voir mon jour ; il l’a vu et il s’est réjoui. » (Jn 8, 56) Abraham a

cru en le Christ à venir.

 

L’Ancien Testament est une annonce constante de la venue du MESSIE, JESUS.

« Et si vous êtes au Christ, vous êtes donc ‘descendance’ d’Abraham, héritiers selon la promesse. » (Gal, 3, 29) –

‘la descendance’, c’est Jésus.

Méditez le chapitre 22 de la Genèse, le sacrifice d’Isaac. Ici, c’est un bélier qui prend la place d’Isaac ; au calvaire,

c’est Jésus, le Fils bien aimé qui prend la place des boucs et des brebis, les pauvres pécheurs. En contrepartie, voyez

l’anachronisme S. 14. 35-37 - S. 2, 124-126 -: S. 3, 96

Abraham fondateur de La Mecque (Maison) et de la Ka’ba.

« Abraham n’a-t-il pas dit : ‘Seigneur ! Rends cette ville sûre et détourne-nous, moi et mes fils d’adorer les idoles. »

S. 14, 35.

« Je professe la religion de mes pères Abraham, Isaac et Jacob. » S. 12, 38. Jésus peut donc dire :

« Je viens pour confirmer le Pentateuque que vous avez reçu avant moi. »

S. 3, 50

Assurément, le Coran se réfère à la Bible. Exemple :

« Au nom de Dieu, Celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux. », mention inscrite en tête de chaque sourate.

Il s’agit du passage de l’Exode, 34, 6 :

« Yahweh ! Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité...»

JESUS-CHRIST, le "Messager" divin par excellence.

 

Considérons les textes et dégageons trois vérités :

-       La naissance surnaturelle de Jésus que le Coran confirme, atteste et proclame.

-       L'élévation de Jésus auprès de Dieu que le Coran affirme à deux reprises. S. 3, 55

-       Les titres particuliers et les attributs que le  Coran confère uniquement à Jésus.

Jésus-Christ, un "signe" pour l'univers.

                Définition du mot : SIGNE. Un signe, explique l'exégète Zamakchri, c'est un événement qui sert

d'avertissement et de preuve attestant la puissance de Dieu. Pour Tabari :" Un signe, c'est un événement qui permet de

réfléchir et de comprendre la grande puissance de Dieu et son pouvoir de réaliser ce qu'il veut."

 

                S'adressant à la Vierge Marie et parlant de la naissance de Jésus, l'Ange déclare :

" Nous ferons de lui (Jésus) un "Signe" pour l'univers et une "Grâce" de notre part. " (Coran, 19/21)

Voir Evangile de St Luc, ch. 1 v. 26-38, le récit de l'Annonciation.

                Par sa naissance de la Vierge Marie restée vierge "Marie conserva sa virginité" (S. 21/91), Jésus est le

"signe" de la rencontre du divin et de l'humain, du "lien" qui unit la divinité à l'humanité, de la "grâce" divine qui donne

le Saint-Esprit aux croyants.

                Ce "signe", Dieu l'a confirmé le dimanche de Pâques, par la résurrection de Jésus-Christ, pour donner aux

croyants la preuve que la mort est vaincue.

                Jésus-Christ est le "signe" de la Vie, de la victoire sur la mort, de l'Espérance et de l'immortalité.

"  Et Que la Paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant. » S. 19, 33

                Par son ascension au ciel auprès de Dieu, Jésus est le "Signe" de l'assurance de salut, de la certitude de

passer de ce monde terrestre au monde divin et céleste.

"Dieu dit : " O Jésus, je vais en vérité te rappeler à moi, t'élever vers moi " (S. 3, 55) (cf. S. 4, 158.)

                Jésus-Christ est le "Signe" du salut et de la vie, puisque le chemin tracé par lui conduit au ciel et aux

sources de la Vie éternelle.

"Je suis la voix, la vérité, la vie. Personne ne va au Père que par Moi." (Jean 14, 6) (donc une seule voix, une seule

vérité, une seule vie)

Sens du mot  « ELEVE » dans le Coran.  S. 4, 156-158 :

156 - « Nous les avons maudits (ici les chrétiens) à cause de leur incrédulité pour avoir dit, contre Marie, une immense

infamie, savoir que les chrétiens disent que Jésus est FILS de DIEU)

157 - Pour avoir dit ‘Nous avons tué le Messie, Jésus, fils de Marie, l’Apôtre de Dieu !’ alors qu’ils ne l’ont pas tué ni

crucifié, mais que son sosie a été substitué à leurs yeux. En vérité ceux qui s’opposent à l’égard de Jésus sont certes

dans un doute à son endroit. Ils n’ont nulle connaissance de (Jésus) ; ils ne suivent que conjecture et n’ont pas tué

(Jésus) en certitude.» (Notez : Jésus, Fils de Marie et non pas Fils de Dieu.)

158 - Tout au contraire Dieu l’a élevé vers lui, Dieu est Puissant et sage. »

Dieu a élevé Jésus vers lui comme il avait auparavant élevé vers lui d’autres grands prophètes d’Israël. La Bible

raconte l’ascension d’Hénoch (Gn 5, 21) et celle d’Elie (2 Rois, 2, 1) dans un tourbillon de feu, mais les apocryphes

connaissaient aussi celle de Moïse et celle d’Isaïe. Donc pas de RESURRECTION !