Selon Muhammad Hamidullah, « al-Lat
était adorée à Tâif ; al-Uzzâ, à Nakhla, entre la Mecque et Tâif ; Manât, à
Sifal-Bahr, près de Médine sur la Mer Rouge. Ces
fétiches étaient vénérés aussi dans le Panthéon mecquois. Toutes les trois
étaient déesses. »
Muhammad est le seul témoin de ce
récit.
Un hadith dit que lorsque le
Prophète de l’Islam prononça ces trois mots, ses compagnons se prosternèrent.
Plus tard,
il y eut un verset (S. 22, 52) qui dit que Satan
peut intervertir dans la parole d’Allah.
« Nous n’avons envoyé
avant toi ni prophète, ni apôtre sans que le démon intervienne dans ses désirs.
Mais Allah abroge ce que
lance le Démon. Allah
confirme ensuite ses versets. Allah est celui qui sait, il est sage. » S.
22, 52
Pourtant il ne fait aucun doute
qu’Allah et ses « trois filles » fussent adorés à la Kaaba et en d’autres lieux
des siècles
avant l’Islam.
Concernant ce verset citant Baal,
divinité citée dans la Bible et dont Yahweh a en horreur, peut-être pouvons-nous
citer le deuxième livre des Chroniques, ch. 26,
v.7 : « Dieu l’aida (Ozias) contre les Philistins, contre les Arabes qui
habitaient à
Gur-Baal, et contre les Maronites. »
Terminons par le quatrième oracle
de Balaam, Nombres 24, 14-18 :
Je le vois, mais
non comme présent,
Je le contemple,
mais non comme prochain,
Une étoile procède de Jacob,
Un sceptre se lève d’Israël,
Il brise les
temples de Moab,
Il extermine tous
les fils de tumultes.
Edom est sa
possession,
Il est sa
possession, Seïr son ennemi.
Israël fait des exploits, De Jacob
sort un dominateur….