LE DIALOGUE ISLAM – EVANGILE.
Le
03 Avril 1991, dans sa lettre aux musulmans du monde entier à propos de la fête
de l’Aïd, le pape
Jean-Paul II évoquait :
«
(…) un dialogue sincère, profond et constant entre croyants catholiques et
croyants musulmans, d’où pourra jaillir
une plus grande connaissance et confiance mutuelle…et l’assurance que partout
chaque croyant pourra confesser sa foi
librement et d’une manière authentique. »
On attend de ce dialogue qu’il en jaillisse « une plus grande
connaissance et confiance mutuelle », ce qui
nous
invite implicitement à un approfondissement doctrinal de l’islam, de ce qu’il
comporte de positif, et ce, d’autant
plus que
nous sommes appelés à défendre avec lui les valeurs essentielles. (Paroles de
Jean-Paul II aux évêques de
France,
selon l’Observatore Romano du 19 janvier 1992.) (cf Nostra Aetate n° 3/a –
Courrier de Rome N° 301 )
Nous
avons vu que la position de l’Islam sur l’UNICITE de DIEU est intangible, ce qui
a pour corollaire :
pas de
Trinité – pas d’associés - pas de Fils.
Cette
incoercible négation de la Trinité est, - si je puis dire – consubstantielle à
l’Islam comme le confirme
Gazali :
« Celui-ci (le christianisme) serait l’expression absolue de la vérité,
n’était son dogme de la Trinité. »
Dans la
brochure Comprendre l’Islam, diffusée par : l’Assemblée mondiale de la
jeunesse musulmane, B.P. 10845
– RIAD
11443 Arabie Saoudite – le rédacteur, page 8, annonce son principal objectif :
« Se
mettre au service de la pensée islamique par l’élucidation de la foi sur la base
du pur monothéisme et inculquer à
la
jeunesse musulmane la pleine confiance en la suprématie du système islamique sur
tout autre système. »
page
43 : « La position du Coran à l’égard de Jésus consiste
à rejeter catégoriquement la notion de sa divinité et de sa
filiation divine. »
page
52 : « L’Islam considère le fait d’associer une divinité ou une personnalité
quelconque à Dieu comme un péché
mortel
que Dieu ne pourra jamais pardonner. » cf. Sourate 4, verset 51.
Farid Gabteni dans le numéro 5 de la Voix de l’Islam, écrit :
« Il
nous faut entretenir des rapports de bons voisinages avec les non-musulmans - en
tant que responsable musulman,
j’entretiens de bons rapports avec eux, en particulier avec les chrétiens. »
Mais,
précisera-t-il plus loin :
« Quand
nous disons ‘dialoguons et parlons avec les gens du Livre’, les chrétiens par
exemple, il ne s’agit pas de
débattre des conceptions respectives qu’ont les uns et
les autres sur JESUS, fils de Marie. Il n’y a rien à dire ni à
dialoguer sur ce sujet. Dieu est, Il le dit dans le
Coran, celui qui n’a pas engendré. »
Dans son
Traité moderne de théologie islamique, chapitre 5, Hamza Boubakeur expose :
«
L’enseignement selon lequel Jésus serait Dieu Lui-même
ayant pris une forme humaine ainsi que l’affirme la théorie
de la Trinité, d’après laquelle le Père, le Fils et le
Saint Esprit ne formeraient qu’une seule personne correspondant à
trois personnes distinctes, qu’il aurait été crucifié
afin que son sang eût le mérite de racheter du péché originel et de
sauver tous les hommes de la mort éternelle, qu’il
serait mort sur la croix, mais aurait été enseveli le troisième jour,
qu’il aurait été enlevé au ciel pour s’asseoir à la
droite du Père, tout cela est inacceptable pour l’Islam, qui considère
un tel enseignement plus en rapport avec la mythologie
antique qu’avec la Révélation authentique faite à Jésus. »
Conclusion du dialogue par le Recteur Si Hamza Boubakeur :
« C’est
en toute amitié et courtoisie que les docteurs de la loi islamique se doivent de
déblayer le terrain et, avant tout
dialogue, d’exposer à l’intention des responsables de l’Eglise chrétienne les
préalables sans lesquels tout dialogue, à
leur
point de vue, serait voué à un échec complet. »
« Après
avoir durant des siècles surchargé, alourdi, déformé le vrai culte à Dieu, les
chrétiens s’avèrent maintenant des
iconoclastes enthousiastes, sous l’influence de l’islam. Leurs autels sont
devenus plus nets, plus simples et les murs des
églises
ont été débarrassés des représentations figurées…
Il leur
reste une étape décisive et combien difficile pour eux à franchir dans la voie
de l’union autour de Notre
Seigneur
créateur : la reconnaissance de la mission surnaturelle de Mohammed, comme
Prophète de Dieu, envoyé à tous
les
hommes.
Ils
doivent admettre avec nous qu’il était porteur d’un message – le Coran –
confirmant les messages transmis
antérieurement par Abraham, Moïse et Jésus. »
Que
conclure :
Rester chrétien jusqu’au martyre – ou apostasier et
devenir musulman.