LA CREATION
PER CRUCEM AD LUCEM
CHRISTI
Que
conclure ? Il faut d’abord avoir une nette notion du
PECHE ORIGINEL.
« Au-dessus
de tout être dans la Création est Adam. » Ecclésiast. 49, 16
« Le
fait d’une chute originelle, telle que l’enseigne l’Eglise se conçoit
difficilement ou même ne se conçoit
pas du tout avec
l’hypothèse d’un premier homme sans science, soit humaine, soit divine et d’une
portée intellectuelle
plus que limitée. Pour
expliquer les responsabilités qui, en fait, ont été celles d’Adam, et les
effroyables suites que
l’intelligence de cet
homme était ornée de connaissances exceptionnelles et que son libre arbitre
était dans des
conditions
d’indépendance et de souveraine maîtrise dont nul autre depuis n’a approché
parmi les hommes. » R.P.
Pègues. Commentaire de
la somme théologique de St Thomas d’Aquin.
Lettre du R.P. LE FLOCH,
C.S. Sp
Le
péché originel, dit cette grande lumière de Théologie qu’est le Cardinal Billot,
a pour note distinctive
qu’il est péché, non de
la personne, mais de la nature. Et il fait une analyse profondément lumineuse de
cette notion
capitale du péché de
nature. Dieu a voulu qu’en Adam, dès l’origine, la nature fût ornée de la grâce.
Mais, et voici le
point capital, Il a
voulu que la grâce ornât la nature en Adam, non pas comme nature individuelle
seulement, mais
comme nature
collective, si l’on peut dire ; qu’Adam la possédât, non comme individu
seulement, mais comme propriété
de l’espèce, comme un
héritage familiale à transmettre avec la nature humaine et inséparable d’elle.
Et voici qu’Adam par son péché perd l’état de grâce qu’il avait non seulement à
titre individuel, mais
comme chef de
l’humanité. En lui, ce n’est pas la nature individuelle seulement, c’est la
nature humaine tout entière
qui se trouve
spoliée de ce qui était sa propriété spécifique et l’héritage familial
puisqu’elle est tout entière en lui
comme en son
principe. Adam ne pourra communiquer ce qu’il a perdu, et s’il le retrouve pour
lui, il ne le retrouvera pas
pour les autres.
Par sa faute, la grâce comme propriété spécifique, comme héritage familial est
définitivement perdue.
Ceux qui naîtront
d’Adam naîtront par sa faute autrement que Dieu le veut et en ce sens, ils sont
pécheurs. Non pas
qu’ils soient
censés avoir fait ce qu’Adam a fait, mais par ce que la nature humaine qui vient
en eux y vient autre que
Dieu la veut,
celui qui la transmis alors n’ayant pu la garder telle que Dieu la lui avait
donné pour la communiquer :
voilà le péché de
nature. C’est le lumineux enseignement du Cardinal Billot.
On ne peut pas comprendre JESUS mort sur la croix si on nie le
péché originel. N’est-ce pas là le but de la
théorie évolutionniste ou darwinisme qui nie le péché originel et du fait
même l’Incarnation du Verbe ?
Le Père Boulet, S.M., dans son livre Création et
Rédemption (Ed. CLD, 1995, p. 204) démontre très bien que le dieu
des
évolutionnistes n'est nul autre que Satan :
" L'Eglise enseigne
depuis toujours que Dieu a voulu révéler l'origine de ces désordres dans un
livre inspiré, le livre de
la Genèse, qui donne,
sous une forme accessible à tout homme, une lumière irremplaçable sur l'origine
du mal, de la
souffrance et de la
mort : un événement mystérieux, survenu aux origines de l'histoire a perturbé
l'ordre voulu par
Dieu et a détruit
l'harmonie originelle. Tenté par Satan, l'homme a abusé de sa liberté et désobéi
au commandement
de Dieu. ( ... )
L'homme qui devait dominer sur tout le monde créé (Genèse, 1, 28) a perdu
ce pouvoir et Satan, l'ange
déchu, agissant par
séductions, au point que le Christ parle de lui comme le "Prince de ce
monde". Par contre, les
.théologiens
évolutionnistes affirment que les désordres dont nous souffrons sont inhérents à
un monde en évolution,
sont comme une donnée
constitutive de la finitude du créé. Comment dès lors, découvrir malgré tout un
Dieu
infiniment puissant,
sage et bon, dans ce monde hostile qui est l'oeuvre de Dieu, si l'on adhère à
cette vision
évolutionniste ? Ce
n'est plus l'ennemi, Satan, qui a semé l'ivraie dans le champ du Père où
poussait le bon grain,
c'est Dieu lui-même!
(Matthieu XIII, 25) ( ... ) Ce n'est d'ailleurs pas seulement la vision de Dieu
présent à ce monde
qui est faussée, c'est
la relation de l'homme à ce monde qui l'est aussi. Si les désordres, les
malheurs de ce monde sont
une loi intrinsèque à
l'univers, les efforts de l'homme pour se prémunir contre eux ou s'en délivrer
ne pourront être
choisis et organisés de
la même façon que s'ils sont envisagés selon leur vraie cause, une rupture
d'alliance avec Dieu.
La recherche des
remèdes aux discordes, aux conflits, aux famines, aux guerres, aux maladies,
etc... ne s'orientera
pas dans le même sens
selon qu'on souscrit à la première explication du mal ou à la seconde. Dans la
première
(évolution), la
recherche portera sur les conditionnements physiques ou sociologiques du mal et
s'accompagnera d'une
sorte d'acte de foi et
d'espérance en l'Evolution qui va toujours vers le progrès. Dans la seconde, on
envisagera
premièrement et
principalement une véritable conversion du cœur de l'homme, un respect
des lois de la nature, un
retour à la fidélité à
l'Alliance avec Dieu, sans pour autant négliger de tenir compte des
conditionnements physiques
ou sociologiques. Tel
est le message constant des prophètes, qui parlant au nom de Dieu, ont sans
cesse rappelé, tout
au long de l'histoire
de l'Alliance, la nécessité de cette conversion, de ce retour à Dieu.” (fin de
citation)
Par la CROIX, nous allons à la LUMIERE. Ecoutons Saint Paul :
«
Ce n’est pas pour baptiser que le Christ m’a envoyé,
c’est pour prêcher l’Evangile, non point par la sagesse du
discours, afin que la croix ne soit pas vaine. En
effet, la doctrine de la croix est une folie pour ceux qui périssent ;
mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une force
divine.» 1 Cor. 1, 17-25
«
Pour moi, (Paul ) Dieu me garde de me glorifier, si ce
n’est dans la croix de Notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le
monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le
monde. » Galates 6, 14.
« Car
Dieu a voulu que toute la plénitude habitât en lui (Jésus) et il a voulu
réconcilier par lui (Jésus) toutes choses
avec lui-même, celles qui sont sur la terre, et celles
qui sont dans les cieux, en faisant la paix par le SANG DE SA
CROIX. » Colossiens, 1, 19-20.
«
Donc, nous aussi, puisque nous sommes
environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout ce qui nous
appesantit et le péché qui nous enveloppe, et
courons avec persévérance dans la carrière qui nous est offerte, les yeux
fixés sur JESUS, l’auteur et le consommateur de la
foi, lui qui, au lieu de la joie qu’il avait devant lui, méprisant
l’ignominie, a souffert la croix et ‘s’est assis à
la droite du trône de Dieu.’» Hébreux 12, 2-3. Lire Philippiens 2,
5-11.
