CONCLUSION
LA
CONJURATION ANTI-CHRETIENNE.
La grandeur de l’homme, c’est sa liberté de penser et d’agir.
L’homme, créé à l’image de Dieu, (Gen. 1, 26)
est libre de rendre grâce à son Créateur, de lui obéir soit dans la vie civile
selon son état, soit dans la vie religieuse par
un
acte d’abnégation totale en prononçant les trois vœux : pauvreté, chasteté,
obéissance. Saint Ignace de Loyola
rappelle le but de l’homme sur la terre :
« L’homme
est sur la terre pour louer, honorer et servir Dieu et, par ce moyen, sauver son
âme. Et toutes les
autres choses qui sont sur la terre sont créées à
cause de l’homme et pour l’aider dans la poursuite de la fin que
Dieu lui a marquée en le créant. D’où il suit qu’il
doit en faire usage autant qu’elles le conduisent vers sa fin et
qu’il doit s’en détourner autant qu’elles l’en
détournent. »
A l’instar de Lucifer, il peut dire aussi « non serviam » « Je
ne servirai pas » et écouter la voix de Lucifer
qui lui
redit : « eritis sicut dei » « Vous serez comme des
dieux ». Il se révoltera contre son Créateur.
Dieu a créé l’homme doué d’intelligence et doit s’en servir.
« Le
commencement le plus assuré de la Sagesse est le désir de l’instruction. »
(Sagesse 6, 17 – Sagesse 7, 17-22)
Adam avait reçu toutes
les lumières naturelles et surnaturelles dont son intelligence était capable ;
il pouvait
perfectionner cette
science, faire des inventions utiles, communiquer ses idées par le don de la
parole ; c’est ainsi
que, sur l’ordre de
Dieu, il « appela tous les animaux du nom qui leur
convenait, tant les oiseaux du ciel que les
bêtes de la terre. » (Gen. 2, 20)
Les effets du péché de nos premiers parents furent immédiats. St
Augustin les renferme en deux mots :
Adam et
Eve furent « dépouillés de leurs dons surnaturels et blessés dans leurs qualités
naturelles. »
1°) Leur
esprit, auparavant si éclairé, fut rempli des ténèbres épaisses de l’ignorance.
2°) Leur
volonté, fortement portée au bien, devint sujette à la concupiscence,
c’est-à-dire à la sensualité, à l’orgueil, à
la
cupidité.
3°) Leur
liberté fut fort affaiblie.
4°) Leur
mémoire et leur imagination, souillées. Enfin, ils furent asservis à l’empire du
démon à qui ils avaient obéi
plutôt
que d’obéir à Dieu, et le ciel, pour lequel ils avaient été créés, leur fut
fermé.
5°) La terre fut maudite lorsque l’homme se sépara de son Dieu. « La
terre, dit Dieu à Adam, sera maudite à cause de
ce que vous avez fait. » Gen. 3, 17
Nous avons vu que l’Islam et tous les philosophies actuelles
nient le PECHE ORIGINEL. Certains
pourront
penser que j’ai digressé de mon sujet sur l’Islam, en abordant la démocratie, la
théosophie, etc…Non, j’ai
simplement voulu démontrer l’unité du courant de pensée qui s’oppose à
Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme.
E.
Lennhoff, maçon anglais, écrivait en 1880 :
« Parmi
les ecclésiastiques également, qui ont été fonctionnaires de la Grande Loge
britannique, toutes les diverses
confessions sont représentées, à l’exception du catholicisme. » (qui a pour
dogme le péché originel.)
On nous parle de démocratie, de laïcité ! Quelle différence
entre l’Islam qui nie la divinité de Jésus et
VIVIANI,
ministre de l’Instruction Publique qui veut étendre l’athéisme à l’Ecole ?
« On
vous parle de neutralité scolaire, mais il est temps de dire que la neutralité
scolaire n’a jamais été qu’un mensonge
diplomatique et une tartuferie de circonstance.
Nous l’invoquions pour endormir les scrupuleux et les timorés. Mais
maintenant, il ne s’agit plus de tout cela. Jouons
franc jeu. Nous n’avons jamais eu d’autre dessein que de faire une
université antireligieuse d’une façon active,
militante, belliqueuse. »
Pourquoi
la République UNE ET INDIVISIBLE ? En 1848, le franc-maçon Garnier-Pagès avait
déclaré :
« La
République a ses racines dans le Franc-maçonnerie et la Maçonnerie est la
République secrète. »
Cent
vingt ans plus tard, le Grand Maître de la maçonnerie française Jacques
Mitterand a repris cette phrase et a
ajouté :
« Ceci
ne comporte pas seulement l’adhésion au droit de l’auto-détermination selon le
principe créé par nous mais
signifie aussi servir la République, et ceci
demande aussi, dans notre monde occidental, la rébellion contre les
forces de la réaction incarnée par l’Eglise
catholique romaine. Nous ne nous contenterons pas d’être – à
l’intérieur de nos temples – la république
secrète : nous sommes en même temps l’Anti-Eglise. »
Le Père
Emmanuel confirme (AFS N° 167) : Ce mystère d’iniquité, antithèse de l’Eglise de
charité, c’est le culte
du
diable dans les sociétés secrètes.
« Dieu
et Satan se disputent le cœur de l’homme, chacun de nous le sait ; mais ils se
disputent également la
direction de la société, de ses développements et
de ses phases. La première page de la Bible le révèle ; le Christ l’a
rappelé à propos de l’Eglise, les portes de l’enfer
ne prévaudront pas (...); et depuis lors, l’histoire de ces dix-huit
siècles laisse visiblement apercevoir, par-dessus
nos querelles de cités, de pays, de nations, de races, le spectacle de
ces deux forces géantes en combat : la malice
infernale dévastant la société, et la grâce divine la réparant, la
soutenant et la faisant avancer. » Abbé
Lemann, juif converti au catholicisme (1836-1915) dans : L’entrée des
Israélites dans la société française, page 205.
Il est
donc logique que l’école laïque, c’est-à-dire sans Dieu, impose la suppression
des Crucifix. Et pourtant !
« Essayez,
décrochez le crucifix, faites descendre de son piédestal la statue de la Vierge
immaculée, fermez le
tabernacle, et de vos écoles faites sortir
Jésus-Christ. Il sortira, ce divin proscrit ; mais Il ne sortira pas seul, et
derrière Lui, s’en iront la pudeur, le respect, la
piété filiale et le patriotisme.
Et savez-vous ce qui restera ? Il restera
l’impureté d’abord et, avec l’impureté, une immoralité dont le flot impur
montera toujours parce qu’il n’aura plus de digue.
L’expérience s’en fait chaque jour, c’est la barbarie qui arrive.
Nous n’en sommes qu’au commencement, mais attendez
dix ans encore, dix ans d’école sans Dieu, c’est-à-dire
sans loi comme sans foi, et vous pourrez alors vous
baisser et regarder quelque chose qui sera entré en pleine
décomposition : ce sera la France de ce temps-là. »
Ces
paroles prophétiques ont été écrites en 1919 par Mgr Baunard.
